"BUISSON JOYEUX" est mon premier roman édité par Ibis rouge.
"Dans le Paris tumultueux des années 60 une jeune antillaise se confronte puis s'accoutume tant bien que mal aux regards portés sur elle avec la curiosité, l'hostilité et même les fantasmes suscités à l'époque par une fille noire.
A travers les souvenirs d'une enfance ballottée de la Martinique à l'Indochine et la France elle reconstruit son histoire familiale mouvementée entre une mère idéalisée, un père absent ou tyrannique et le clan de ses frères et soeurs, pour mieux trouver la force de les quitter.
"Je suis si profondément ancrée dans cette famille, cette toile d'araignée tissée autour de moi,d'où je ne peux m'échapper tant les flaments sont serrés et me font souffrir car ils collent à la peau et chaque fois que l'on croit s'en être libéré, ils vous aspirent et vous attirent au coeur".
COMMENT JE SUIS ARRIVEE A CE PREMIER ROMAN
Je m’étais d’abord passionnée pour l’écriture de scénarios.
Ne supportant pas de dépendre des autres, j’en suis arrivée à produire et réaliser moi-même mes courts métrages avec une exigence totale de professionnalisme. Plusieurs années de plaisir intense mêlé aux contraintes multiples du cinéma (le temps, l’argent, les équipes, la technique…) m’ont rassuré sur ma capacité à relever des défis un peu fous.
Le hasard d’une commande m’a conduite vers le théâtre dont j’ignorais presque tout et j’ai découvert une autre écriture, un autre rythme, un nouveau rapport aux comédiens que je mettais en scène. Mais une fois encore je dépendais malgré tout des autres.
Le roman m’est donc apparu, en parallèle, comme un territoire où je pouvais seule devant une feuille, faire vivre une vérité, me livrer sans restriction à toutes mes émotions, mes rêves, mes fantasmes.
Raconter une vie avec une totale sincérité.
Et c’est d’ailleurs ce même besoin de liberté qui m’a également conduit vers la peinture…
GENESE DU ROMAN BUISSON JOYEUX
Tout a commencé par un rêve, un beau rêve : j’étais assise dans l’eau à côté de ma mère. Son attitude était paisible, elle penchait la tête en arrière et je versais de l’eau sur son visage à l’aide d’un petit récipient.
Puis elle a disparu d’un coup…
Je l’ai cherchée longtemps.
Je me suis réveillée en sursaut avec l’envie intense de la retrouver.
Il est clair que, depuis longtemps, écrire est pour moi un besoin, une façon de m’exprimer, de crier, de prendre et de donner, une façon de vouloir exister. C’est ce qui m’a poussé d’abord à l’écriture cinématographique puis au théâtre.
Mais, pendant tout le temps de l’écriture de ce roman, j’ai pu rêver à ma famille en partie perdue, à ces êtres que j’ai profondément aimés et qui font partie de moi-même.
Et au fil des pages, ce roman, pourtant destiné à ma mère, m‘a fait ressentir le besoin intense de découvrir mon père, de réfléchir sans passion sur cette enfance qu’il avait dirigée. Je voulais savoir qui était cet homme que je n’avais jamais compris, jamais vraiment connu malgré toutes ces années vécues avec lui. J’avais l’impression d’être « passée à côté » sans jamais l’avoir jamais touché ou pris dans mes bras comme le font tous les enfants avec leur père.
Lui dire bonjour était une souffrance, le regarder était une agression, l’ignorer était une supercherie. Que faire ?
Alors je me suis abandonnée totalement à l’amour de ma mère, n’aimant qu’elle et mes frères et sœurs, en le reléguant dans une posture d’étranger.
Mais pourtant, il me manque et je ne sais toujours pas qui il était.
Mais je suis certaine qu’il n’était pas la personne que j’imaginais pendant mon enfance.
M’aimait-t-il, moi, sa fille ?
Il s’agissait alors d’en faire un roman.
Sur cette base autobiographique l’écriture romanesque fais voyager le lecteur dans le temps et différents pays. Sur les traces de cette famille antillaise, à la fois atypique et si courante à cette époque, on parcourt le milieu du XXe siècle des Antilles à l’Indochine et Paris.
L’héroïne, petite fille rebelle devenue jeune femme impatiente de vivre sa vie, est comme une prisonnière affective de sa famille, de l’amour de sa mère, de la tyrannie de son père. Elle veut vivre, avec audace pour l’époque, toutes les pistes de son désir d’affranchissement amoureux ou professionnel. Et là cette jeune fille noire découvre qu’elle n’est pas, aux yeux des autres, tout à fait conforme au standard des années 60 en France.
"Dans le Paris tumultueux des années 60 une jeune antillaise se confronte puis s'accoutume tant bien que mal aux regards portés sur elle avec la curiosité, l'hostilité et même les fantasmes suscités à l'époque par une fille noire.
A travers les souvenirs d'une enfance ballottée de la Martinique à l'Indochine et la France elle reconstruit son histoire familiale mouvementée entre une mère idéalisée, un père absent ou tyrannique et le clan de ses frères et soeurs, pour mieux trouver la force de les quitter.
"Je suis si profondément ancrée dans cette famille, cette toile d'araignée tissée autour de moi,d'où je ne peux m'échapper tant les flaments sont serrés et me font souffrir car ils collent à la peau et chaque fois que l'on croit s'en être libéré, ils vous aspirent et vous attirent au coeur".
COMMENT JE SUIS ARRIVEE A CE PREMIER ROMAN
Je m’étais d’abord passionnée pour l’écriture de scénarios.
Ne supportant pas de dépendre des autres, j’en suis arrivée à produire et réaliser moi-même mes courts métrages avec une exigence totale de professionnalisme. Plusieurs années de plaisir intense mêlé aux contraintes multiples du cinéma (le temps, l’argent, les équipes, la technique…) m’ont rassuré sur ma capacité à relever des défis un peu fous.
Le hasard d’une commande m’a conduite vers le théâtre dont j’ignorais presque tout et j’ai découvert une autre écriture, un autre rythme, un nouveau rapport aux comédiens que je mettais en scène. Mais une fois encore je dépendais malgré tout des autres.
Le roman m’est donc apparu, en parallèle, comme un territoire où je pouvais seule devant une feuille, faire vivre une vérité, me livrer sans restriction à toutes mes émotions, mes rêves, mes fantasmes.
Raconter une vie avec une totale sincérité.
Et c’est d’ailleurs ce même besoin de liberté qui m’a également conduit vers la peinture…
GENESE DU ROMAN BUISSON JOYEUX
Tout a commencé par un rêve, un beau rêve : j’étais assise dans l’eau à côté de ma mère. Son attitude était paisible, elle penchait la tête en arrière et je versais de l’eau sur son visage à l’aide d’un petit récipient.
Puis elle a disparu d’un coup…
Je l’ai cherchée longtemps.
Je me suis réveillée en sursaut avec l’envie intense de la retrouver.
Il est clair que, depuis longtemps, écrire est pour moi un besoin, une façon de m’exprimer, de crier, de prendre et de donner, une façon de vouloir exister. C’est ce qui m’a poussé d’abord à l’écriture cinématographique puis au théâtre.
Mais, pendant tout le temps de l’écriture de ce roman, j’ai pu rêver à ma famille en partie perdue, à ces êtres que j’ai profondément aimés et qui font partie de moi-même.
Et au fil des pages, ce roman, pourtant destiné à ma mère, m‘a fait ressentir le besoin intense de découvrir mon père, de réfléchir sans passion sur cette enfance qu’il avait dirigée. Je voulais savoir qui était cet homme que je n’avais jamais compris, jamais vraiment connu malgré toutes ces années vécues avec lui. J’avais l’impression d’être « passée à côté » sans jamais l’avoir jamais touché ou pris dans mes bras comme le font tous les enfants avec leur père.
Lui dire bonjour était une souffrance, le regarder était une agression, l’ignorer était une supercherie. Que faire ?
Alors je me suis abandonnée totalement à l’amour de ma mère, n’aimant qu’elle et mes frères et sœurs, en le reléguant dans une posture d’étranger.
Mais pourtant, il me manque et je ne sais toujours pas qui il était.
Mais je suis certaine qu’il n’était pas la personne que j’imaginais pendant mon enfance.
M’aimait-t-il, moi, sa fille ?
Il s’agissait alors d’en faire un roman.
Sur cette base autobiographique l’écriture romanesque fais voyager le lecteur dans le temps et différents pays. Sur les traces de cette famille antillaise, à la fois atypique et si courante à cette époque, on parcourt le milieu du XXe siècle des Antilles à l’Indochine et Paris.
L’héroïne, petite fille rebelle devenue jeune femme impatiente de vivre sa vie, est comme une prisonnière affective de sa famille, de l’amour de sa mère, de la tyrannie de son père. Elle veut vivre, avec audace pour l’époque, toutes les pistes de son désir d’affranchissement amoureux ou professionnel. Et là cette jeune fille noire découvre qu’elle n’est pas, aux yeux des autres, tout à fait conforme au standard des années 60 en France.